Brandy géorgien de David Sarajishvili

L’histoire du brandy Sarajishvili

Le brandy Sarajishvili tire son nom de David Sarajishvili (1848–1911), scientifique, entrepreneur et philanthrope géorgien. Dès sa jeunesse, Sarajishvili s’intéresse aux sciences et aux spiritueux. Il voyage à travers l’Europe pour parfaire son savoir : il étudie la chimie et la philosophie en Allemagne, perfectionne ses techniques de distillation en France, dans la célèbre région de Cognac, et complète ses connaissances en Italie et en Russie. Ces voyages lui permettent d’acquérir un savoir-faire européen qu’il adaptera plus tard aux cépages locaux du Caucase.

En 1884, il fonde à Tbilissi la première production industrielle de brandy dans le Caucase. Il utilise des alambics charentais traditionnels, fait vieillir ses eaux-de-vie en fûts de chêne et sélectionne avec soin les raisins géorgiens. Son objectif est de produire un brandy de style français, mais avec une identité propre, profondément géorgienne.

Au-delà de la Géorgie, Sarajishvili joue un rôle majeur dans le développement du brandy dans la région. Il conseille et investit dans des distilleries en Arménie, en Russie et en Azerbaïdjan. Comme les cépages arméniens ne sont pas toujours adaptés à la production classique du cognac, des distilleries achètent de l’alcool vieilli auprès de la fameuse “banque d’alcool” de Sarajishvili, garantissant ainsi qualité et régularité. Grâce à son expertise, la production industrielle de brandy moderne se développe dans ces pays. Ses interventions touchent non seulement Tbilissi, mais aussi Bakou, Saint-Pétersbourg et Erevan.

Les brandies Sarajishvili rencontrent rapidement un grand succès. Ils remportent des médailles d’or en Europe, à Paris, Bruxelles et Vienne, et sont exportés dans tout l’Empire russe ainsi qu’en Europe occidentale.

Après la mort de Sarajishvili, l’entreprise est nationalisée pendant la période soviétique, mais ses stocks historiques sont conservés, certains remontant à 1893. Avec l’indépendance de la Géorgie, la maison retrouve son nom et reprend la production selon les recettes originales de son fondateur.

David Sarajishvili n’était pas seulement un entrepreneur : c’était aussi un mécène engagé. Il soutenait l’éducation, la culture et la science, et une partie de sa fortune fut léguée au peuple géorgien, laissant un héritage qui dépasse largement celui de ses brandies.